lundi 30 novembre 2015

0039-Copacabana(Bo)-La Paz

En route vers le Chili...

Mercredi 25 novembre: Copacabana - La Paz.

Il fait encore très beau ce matin, et nous petit-déjeunons une dernière fois en regardant cette belle luminosité du lac quand le soleil se lève sur les environs.

Nous reprenons la route de La Paz, mais en sens inverse. C'est une si jolie route qui longe le lac Titicaca que les miradors se succèdent, et plusieurs nouveaux sont en voie d'aménagement.

Arrivés à San Pedro de Tiquina pour prendre le bac pour traverser, on veut nous faire monter sur un très vieux bac où manquent la moitié des planches (les bacs ont un numéro de séquence et c'est chacun son tour). Alors qu'il y en a d'autres en meilleur état, on essaie de changer, mais rien n'y fait. René se fâche en rigolant, et on s'en va, attendant que celui sur lequel on voulait nous faire monter parte avec un chargement de voitures. Au bout d'une bonne heure, nous sommes enfin autorisés à monter sur le suivant : un bac en meilleur état, et nous faisons la traversée.
Nous choisissons un mirador pour notre repas de midi, profitant de ce lac aussi longtemps qu'on le longe.

C'est vraiment la journée des petits hics, car en approchant de La Paz, on se trouve face à un bloqueo: la route est carrément bloquée par des manifestants qui ont mis des gros tuyaux en béton au milieu pour qu'on ne passe pas. Heureusement, ils sont sympas avec nous, ils attendent pour mettre le dernier gros tuyau et nous encouragent à passer sur le côté en passant par les champs et les terrains vagues. Heureusement, car sinon nous serions restés bloqués un certain temps (ça peut durer plusieurs jours...)


Arrivés à La Paz dans le courant de l'après-midi, nous devons faire le plein de gasoil. D'abord les pompes sont rares, mais tout irait bien s'ils acceptaient de nous servir... En effet, le prix au litre n'étant pas le même pour les étrangers, ils sont obligés de programmer la pompe pour qu'elle affiche un autre prix, mais aussi de remplir des papiers, car tout est enregistré et déclaré. Évidemment, ça les ennuie, et ils disent que le système est en panne, refusant ainsi carrément de nous servir.

Sylvie se fâche, et explique que nous n'avons vraiment plus de gasoil et si ils ne nous servent pas, nous devons rester stationnés à la pompe, ...la bloquant évidemment. Ils sont compréhensifs, et au bout du troisième essai...nous font le plein. Ouf, nous avons de quoi aller jusqu'au Chili sans souci, après il n'y aura plus ce problème.

Nous nous installons en fin d'après-midi au camping de l'hôtel Oberland de La Paz, que nous retrouvons avec plaisir pour une nuit afin de faire le plein d'eau et prendre une douche bien chaude. Nous y rencontrons un couple d'anglais qui font un break de 2 ans et demi dans leur carrière et voyagent en combi VW, ainsi qu'un autre couple d'allemands qui voyagent depuis 10 ans en AmSud avec un camion aménagé de plus de 30 ans!

Jeudi 26 novembre: La Paz - proximité frontière chilienne.

Comme tous les matins, il fait très beau. Nous quittons La Paz sans difficulté de circulation, sachant maintenant quels sont les axes qu'il faut éviter. Tout se passe si bien, que René roule un peu...trop vite (85 km/ au lieu de 50, sur une 4 voies, sans beaucoup de circulation), et se fait arrêter par la police. L'amende de 200 Bolivianos (30 euros) est négociée à 100 Bolivianos, car ils ne donnent pas de reçu. Moitié moitié, ils mettent l'argent dans la poche, et nous gagnons la moitié de l'amende.

Nous prenons le repas de midi sur le bord de la route. Nous sommes toujours sur les hauts plateaux, à plus de 4000 m d'altitude. Par moments, on voit des chulpas sur le bord de la route, ce sont des tours d'incinération.

Nous nous arrêtons à peu près 60 km avant la frontière chilienne, quelque part au milieu de nulle part, faisant un petit écart par rapport à la route afin de faire un bivouac tranquille.

 

 

 

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