mercredi 30 septembre 2015

009-Pasos de los Libres(AR)-Campo Grande (AR)-Foz do Iguaçu(BR)

Pasos de los Libres (Argentine) - Campo Grande ( Argentine) - Foz do Iguaçu, ( Brésil)
En route vers Iguaçu...

Samedi 26/09

Le temps est maussade toute la journée, il fait 15 degrés le matin, 18 la journée.

Nous roulons sur une route droite à perte de vue, monotone, filant droit vers l'horizon à travers une région très très peu peuplée, faite de marécages, de forêts, de pâturages, ou de très grandes étendues agricoles. On ne croise presque personne sur la route.

Pause midi dans un joli restaurant parilla, pour un repas plutôt gargantuesque.

Arrêt à Obéra, pour des courses alimentaires.

Bivouac sur l'aire d'une station essence, à Campo Grande, sur la Routa 14, au milieu de nulle part. Il pleut encore.

Dimanche 27/09: premières pistes...

Partis par la Routa 14, nous optons de rejoindre la Routa 12, par la Routa Provinciale 8. Mais après 5km, le beau goudron s'arrête et c'est la piste. Un sol de latérite rouge, et la pluie, toujours.... La boue, partout de la boue, le camion va où il veut..., comme sur du verglas, il faut avancer lentement.

 

Nous parcourons néanmoins sur 25km de piste une belle forêt tropicale, dense. Elle est habitée, nous rencontrons de rares maisons, proches de cultures de maté ( la boisson nationale argentine), de canne à sucre, et d'agrumes.

Nous quittons l'Argentine par la Routa. 12. Les formalités du passage de la douane, de l'Argentine vers le Brésil se font rapidement. Nous avons notre cachet de sortie du territoire argentin et notre cachet d'entrée au Brésil.

Nous nous installons pour la nuit à Foz do Iguaçu au camping Paudimar. C'est un havre de verdure tropicale autour d'une piscine entourée de pelouse et de fleurs, petit déjeuner offert.

Nous y rencontrons des néo-zélandais, des allemands et des suisses qui, après un voyage de trois ans et demi en Amérique du Sud, s'apprêtent à rentrer chez eux.

La pluie s'est arrêtée, demain, il devrait faire beau....

 

 

samedi 26 septembre 2015

008-Colonia (UR) à Pasos de Los Libres (AR)

Colonia del Sacramento - Mercedes - Thermas de Guaviyu - Bella Union (UR) - Uruguayana (BR) - Pasos de Los Libres (AR)


Mardi 22 septembre. Le temps est maussade le matin. On attend l'après midi, que ça s'arrange pour visiter les lieux.

Cette ville, installée au bord du très large Rio de la Plata, est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le Barrio Historico a beaucoup de cachet. Composé de rues pavées de l'époque coloniale, bordées de maisons coloniales, il occupe une petite péninsule s'avançant sur le fleuve.

La ville fut fondée en 1680, par le portugais Manoel Lobo, sur une position stratégique au bord du fleuve pour le commerce de contrebande. Elle fut cédée aux espagnols vers 1850, et périclita très rapidement au profit de Buenos Aires, sa voisine de l'autre côté du fleuve et de ce fait, reste bien préservée.

C'est une ville dont le quartier historique a beaucoup de charme et attire beaucoup de touristes. Il est agréable d'y flâner, nous nous arrêtons pour boire un thé en fin d'après midi, et nous nous y installons pour le bivouac, au bord de l'eau.

 

Mercredi 23. La pluie incessante le matin et la fraîcheur ne nous incitent pas à refaire le circuit des petites ruelles, que nous avions bien parcourues la veille. On attend une amélioration du temps qui ne vient pas, Sylvie cuisine une potée au chou, de circonstance, vu la météo, et René en profite pour mettre le blog à jour. Nous quittons Colonia en tout début d'après-midi, pour nous diriger vers le nord, vers les chutes d'Iguaçu. Nous faisons étape à Mercedes, dans un petit camping sur un îlot au milieu du fleuve. Nous sommes les seuls occupants. L'emplacement, dans la verdure, avec les douches chaudes, ne nous coûte que 4 euros.

Jeudi 24. Il pleut toujours. Nous quittons le camping après le repas de midi, montant vers le nord. La campagne est monotone, la route, à péage, file droit, bordée d'immenses propriétés agricoles ou de pâturages, il y a peu de circulation. Nous faisons un tout petit crochet pour visiter Nuevo Berlin, le nom ayant attisé notre curiosité. En fait c'est un tout petit et modeste village, avec cependant de très belles installations au bord du fleuve pour profiter des journées d'été.


 

Par la suite, reprenant notre route, nous sommes bien ralentis, et même arrêtés, par plus de mille gauchos qui avancent sous la pluie, longent la route, puis la traversent, revenant d'un rassemblement, ou s'y rendant.

 

Nous perdons trois quarts d'heure, et décidons de nous arrêter pour la nuit aux Termas de Guaviyu, vaste complexe touristique, aménagé autour de sources chaudes.

Vendredi 25:

Surprise, ce matin! Alors que nous terminons de nous préparer, un véhicule dont le profil nous est coutumier vient se garer près de nous. Ce sont Stefen et Angelika! Quelle joie de se retrouver! Ils ont dormi dans le même complexe que nous sans que nous ne le sachions. Ils sont prêts avant nous, et démarrent donc avant nous, mais nous pensons les retrouver à la frontière avec l'Argentine, car nous prenons la même direction.

Hélas, la frontière à Salto est fermée. Il va donc falloir passer par un petit bout du Brésil.

La sortie de l'Uruguay, à Bella Union, se fait sans problème.

 

Le tronçon à parcourir au Brésil jusqu'à Uruguayana ne demande aucune formalité administrative.

À Pasos de Los Libres, les formalités à l'entrée en Argentine ne nous prennent qu'une petite heure. Les douaniers sont très sympas, et tout se passe dans la bonne humeur, sans contrôle.

Arrivés en fin d'après midi en Argentine, nous décidons de nous arrêter peu après la frontière, faisons le plein de gasoil et notre premier bivouac sur la grande aire d'une station YPF, profitant ainsi du wifi de la station, et de la cafétéria.

 

 

mardi 22 septembre 2015

007-Montevideo à Colonia del Sacramento

Uruguay: Montevideo- Colonia del Sacramento.


Vendredi 18 septembre.

Debout sur le pont, nous regardons sous un beau ciel bleu cette côte uruguayenne dont nous nous approchons. Bientôt le port est visible, entouré de la ville toute proche, et nous accostons vers 15h30.

Sortis du bateau, sur le quai, nous avons la surprise de voir arriver les officiers, sur leur 31, pour venir nous dire chaleureusement au revoir et nous souhaiter un bon voyage. Ce geste vraiment sympathique et amical nous touche beaucoup.

Également, sur ce quai, attend le seul passager à embarquer pour le voyage retour du bateau. Nous discutons avec lui. C'est un français, très sympathique, qui voyage en camion, seul.

Ça fait 5 ans qu'il voyage, sans être rentré chez lui! Le temps passe si vite, nous dit-il....! Il a passé 5 ans à parcourir l'Amérique du Sud, et est très très content de son voyage. C'est pour nous un bel accueil sur le sol de ce continent, prometteur de beaux paysages, de belles rencontres, de belles expériences.

Les formalités de Police et de Douane ne nous donnent aucun souci, tout se passe tout seul.





Il est à peu près 17h lorsque les roues de Franklin roulent sur le bitume uruguayen. Nous nous rendons directement sur notre lieu de bivouac suivis de Laurine et Nöelie, ainsi que de Stefen et Angelika, le couple allemand. Nous sommes en bord de mer, pas très loin du centre ville, près des beaux quartiers et de la rambla.

 

Nous allons passer la soirée au centre commercial Punta Carretas, tout proche, pour y dîner et profiter du wifi afin de donner des nouvelles à nos familles.

Samedi 19 septembre: visite de Montevideo.

Le beau temps nous encourage à parcourir la rambla le matin. Ce sont des kms de bord de mer aménagés en promenade le long de la plage, bordée de beaux immeubles, le long de Punta Carretas et de Punta Pocitos. Beaucoup de personnes marchent, ou courent. Tout le monde est en tenue de sport. Sur les pelouses, on joue au foot.

Nous nous rendons dans la vieille ville pour midi, cherchons à déjeuner dans le quartier très vivant du Mercado del Puerto, et posons notre dévolu sur un resto bien sympa dans les rues piétonnes. Merci à Laurine et Nöelie de nous avoir offert notre premier asado!

Les rues sont animées, et nous nous arrêtons pour regarder et écouter des artistes et musiciens de rues.

 
L'après-midi, nous flânons entre les bâtiments art déco et néoclassiques, de place en place jusqu'à la Plazza Independencia, centre de la ville, et nous nous rendons en sous-sol au Mausoleo de Artigas, creusé sous la statue équestre haute de 17m, qui trône au milieu de la place. Ce général, décédé en 1850 est le fondateur de l'indépendance de l'Uruguay, et sa dépouille est veillée 24h/24 par deux gardes.
En fin d'après midi nous nous rendons au Mercado Agricola de Montevideo, pittoresque, où l'on peut à la fois dîner, ou acheter des produits de consommation locaux.

Retour à notre bivouac de la veille pour la nuit.

Dimanche 20:

Il fait beau, mais il souffle un vent très fort et désagréable. Ce sera donc une journée de repos et de rangement.

Le soir nous invitons Laurine et Nöelie à dîner dans Franklin. Nous devons les quitter demain matin.


Lundi 21:

Temps gris, le vent souffle toujours.

Nous retournons au centre commercial de Punta Carretas pour publier le blog et prendre notre repas de midi.

Nous quittons ensuite Montevideo sous un temps maussade qui ne nous quittera pas de la journée.

 

Nous prenons l'autoroute à péage en direction de Colonia del Sacramento (prix 2x 70 Pesos Uruguayos ~ 5€). Elle traverse une campagne qui n'a rien de touristique. Ce sont des cultures ou des pâturages. Des propriétés agricoles et de rares villages longent la route. L'habitat est modeste, ce sont de petites maisons à toit plat.

Nous arrivons en fin d'après- midi à Colonia, faisons des courses dans un centre commercial à l'entrée de la ville, et nous nous installons pour le bivouac dans un grand parc à proximité de ces commerces. Nous retrouvons Laurine et Noëlie, qui bivouaquent au même endroit. Ces retrouvailles n'étaient pas prévues et nous font plaisir. Nous les invitons une nouvelle fois à partager notre dîner dans Franklin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 21 septembre 2015

006-Vitòria - Rio de Janeiro - Santos - Montevideo.

Nous arrivons à proximité de Rio le samedi 12 septembre. Nous restons au large toute la journée du dimanche, car les dockers ne travaillent pas le dimanche, et en restant en mer Grimaldi n'a pas à payer les frais de port. Nous sommes évidemment déçus, mais le temps est toute la journée à la pluie, et la visite de la ville sous un temps pareil n'aurait pas été agréable.


L'entrée dans le port se fait donc dès l'aurore, le lundi matin. Il ne pleut plus, et c'est absolument magnifique, nous passons tout près des maisons et du pain de sucre, sous l'œil vigilant du Corcovado, et nous nous régalons.

Nous sommes autorisés à sortir du bateau à 8h, mais nous devons être de retour à 14h. C'est très court. Nous décidons de ne pas prendre le funiculaire qui monte au Corcovado, le temps étant trop couvert. Nous emmenons Noëlie et Laurine et prenons un bus à la sortie du port, qui nous amène au bout d'une heure et demie sur la plage de Copacabana, après nous avoir baladés en ville. Promenade sur la plage, René nous offre à chacune un paréo aux motifs et couleurs de Rio, et nous prenons un taxi pour rentrer. Repas sur le pouce à la gare ferroviaire devant le port. Nous sommes rentrés à 14h. Nous quittons le port à la nuit tombée. C'est absolument féerique sous les lumières de la ville.

L'arrivée à Santos est également magnifique. La côte est belle, le port est au fond d'un estuaire, et sa traversée est de toute beauté.

Notre cargo est en bout de quai. D'un côté du bateau, le quai avec toute son animation. De l'autre côté un bassin entouré de collines couvertes de forêts. Il fait très chaud. René sort avec Noëlie et Laurine pour aller sur internet. Ils vont en ville, visitent le musée Pelé et s'installent à la cafétéria avec Wifi pour mettre le blog à jour. Ils rentrent à l'heure du dîner, ramenant deux noix de coco ainsi que deux pâtisseries. Il fait très bon le soir. Nous passons la soirée en petit groupe, installés dans nos fauteuils sur le pont du bateau, sous les lumières du port. Soirée très agréable.

Nous quittons Santos le mercredi matin, au lever du jour. C'est fabuleux, les teintes sont très douces, ce sont des paysages de carte postale. La journée est ensoleillée et chaude, et le soir éclate un orage. Nous sortons sur le pont. Le vent est très très fort, et on tient difficilement debout. Nous allons donc nous réfugier dans la cabine de pilotage. Le spectacle est fascinant. C'est un orage magnétique, un vrai feu d'artifice qui dure plusieurs heures. Les éclairs viennent plusieurs fois par seconde, et de tous les côtés, éclairant parfois le ciel comme en plein jour. Nous avons une vue panoramique, et vivons des moments intenses.

Jeudi, dernier jour sur le bateau. Il pleut. Nous faisons nos valises, discutons, et passons une très agréable et longue soirée à table avec Hans, un des passagers allemands. Nous rions beaucoup, et jetons pour la cinquième fois à la mer une bouteille avec un beau message à l'intérieur. Quelle détente!

Vendredi, c'est le grand jour. Il fait beau, mais frais. Nous arrivons à Montevideo dans le courant de l'après midi.

 

 

 

mardi 15 septembre 2015

005-Conakry à Vitòria.

Conakry ( Guinée) - Vittoria (Brésil)


Partis de Conakry, l'inquiétude du passage en Afrique est passée, chacun est maintenant détendu et récupère de sa fatigue.

Dans la journée, on nous annonce une excellente nouvelle: nous ferons escale à Rio. Il y a quelques jours, les officiers nous avaient dit que nous débarquerions très probablement à Montevideo avant d'arriver à Rio. Quelle fut notre déception! Y aller en voiture après avoir débarqué imposait un énorme détour de 2000 km, et quelques jours de trajet.

Le soir, nous sommes invités en petit comité, à un apéritif privé dans la cabine du chef officier. L'accueil est très sympathique. Il nous offre comme apéritif un alcool maison, assez fort, de 45 degrés, du rakia distillé par son père en novembre 2009. Le chef ingénieur, a amené des tomates du jardin de son père, en Bulgarie, excellentes, assaisonnées seulement avec de l'huile d'olive, des oignons, du sel et du poivre. Ils ont aussi assaisonné de la fêta, avec de l'huile d'olive et du poivre. C'est un moment convivial et amical.

Nous avons entamé notre troisième semaine sur le bateau. C'est maintenant que nous allons traverser l'Atlantique.

Lundi 7 septembre: une journée mémorable. En effet, nous passons l'équateur. Vers 9h53 du matin, sur le pont, à l'avant du navire, nous nous apprêtons à vivre ce moment. Les yeux fixés sur le Gps, nous guettons le point 00'00,00.

Le pilote actionne la corne de brume pour marquer cet instant. Nous, nous sommes dans l'allégresse. Désormais, nous sommes dans l'hémisphère sud. Il est de tradition d'être baptisé pour ce premier passage de l'équateur par voie maritime.

Nous sommes tous conviés à 16h sur le pont du bateau.Les officiers se sont déguisés. Il y a là le docteur, le coiffeur, Neptune et la reine....

On nous enferme tous dans la prison du bateau, derrière les barreaux, et surveillés par un garde. On vient nous chercher un par un, on nous bande les yeux, et on nous emmène. Commencent alors une série d'épreuves, passant par la visite au docteur, la prise de comprimés (factices), la coupe d'une mèche de cheveux ( certains messieurs vont opter pour se faire raser le crâne), un petit parcours d'obstacles, puis le passage par une planche trois trous où il faut passer les mains et la tête. C'est là qu'on nous barbouille le visage d'œuf cru. Puis, à genoux devant Neptune et la reine, nous devons prêter serment, et avons droit chacun à un nouveau nom, de poisson.

Lorsque nous sommes tous passés par là, nous devons descendre tout habillés dans la piscine remplie d'eau de mer de l'hémisphère sud, pour notre baptême. Nous avons enfin droit chacun à un diplôme à notre nom officialisant ce passage

Le tout se passe dans la bonne humeur, et pour fêter ça, nous sommes invités à un barbecue sur le pont avec tout l'équipage. D'ailleurs, certains parmi eux ont été eux aussi baptisés, car c'était leur premier passage de l'équateur sur un bateau.

La soirée se poursuit autour d'un karaoké. Tout le personnel participe, tout le monde chante, tout le monde danse. La fête est très réussie.

La semaine se poursuit tranquillement. Nous avons trouvé une nouvelle activité pour le matin: nous faisons une bonne demi heure de sport sur le pont du navire quand il fait beau. Face à la mer, c'est très agréable. La salle de sport, ce sera pour les matinées de vent, ou lorsque la pluie menacera.

Jeudi 10 septembre. C'est une journée stressante pour Laurine qui attend les résultats de son examen qui lui permettra d'enseigner le français à l'étranger. Le mail arrive à 15h dans le bureau des officiers: Laurine est reçue, avec mention. Aussitôt, c'est l'allégresse, Noëlie sort la bouteille de champagne qu'elle avait emportée pour cette occasion, et mise au frais. Notre petite équipe fêtera cet événement sur le pont. C'est un moment de bonheur partagé

 

. A 17h, nous sommes invités dans la cabine du chef ingénieur pour fêter ça.

Nous jetons aussi à trois reprises au cours de la journée une bouteille à la mer avec les adresses email de nos blogs. Peut être qu'un jour, quelqu'un y répondra????

Vendredi 11 septembre.

Vers 11h, nous arrivons près de Vittoria. Finie, la traversée de l'Atlantique! Nous arrivons au Brésil!

L'arrivée dans le port est très très belle. A gauche, une grande ville, une forêt d'immeubles le long d'une grande plage. Droit devant nous, une côte découpée, des villas. Nous avons l'impression que nous allons pénétrer dans la ville, passant sous un grand viaduc, et tout près des maisons et de la roche. Des favélas très colorées alternent avec des quartiers très modernes.

Nous accostons après un demi tour très serré, vu le manque de place. D'un côté la ville, de notre côté, les quais du port, et des grues gigantesques.

Nous sommes autorisés à quitter le bateau, et partons à pied visiter un quartier de la ville. C'est très couleur locale. Des maisons, plus ou moins grandes, des jardins, une école. C'est un quartier populaire. Nous allons jusqu'au centre animé et commercial. Les rues sont animées, et ça sent bon le long de certaines échoppes, surtout lorsqu'elles vendent des pâtisseries fraîches...!

Nous retournons à pied au bateau en fin d'après midi. Cette marche de 7km aller/retour nous a fait du bien. Promenade sur le pont du bateau après le dîner. L'environnement est très beau avec les lumières de la ville qui se mirent dans l'eau.

Nous quittons Vittoria vers 1h du matin, pour notre prochaine destination, Rio de Janeiro!

 

 

004-Dakar à Conakry

Dakar - Conakry

Tout s'est bien passé à Dakar, il n'y a eu aucun souci concernant nos véhicules. Nous quittons le port le mardi 2 septembre à 6h30 au moment d'un très beau lever de soleil, c'est magnifique.

Traversée tranquille jusque Conakry. Nous sommes souvent à l'intérieur, car c'est ici la saison des pluies, le temps est doux, mais couvert. Il pleut tous les jours, parfois fort. Mais ça ne dure pas, et les éclaircies permettent d'agréables promenades sur le pont.

Nous organisons notre séjour à Conakry, en mettant au point un nouveau planning nous permettant de surveiller nos véhicules jour et nuit.

Nous sommes dans la file d'attente et devons attendre notre tour et la marée haute durant de longues heures avant de pouvoir accéder aux quais de déchargement. Notre cargo est trop gros pour y accéder à marée basse.

L'arrivée dans le port est très agréable. Le temps couvert nous offre une luminosité magnifique sur la mer. A gauche, des îles habitées, couvertes de collines et de forêts. Devant nous, Conakry. A droite, la mer, et des bateaux. A l'approche du port, des containers attendent au large. De vieux rafiots aussi, et de petites barques de pêcheurs.

Ce que nous découvrons est loin de ce que nous imaginions. La côte est belle. Le port n'est pas grand. Aussitôt derrière, la ville, étendue. Quelques immeubles modernes, comme le Novotel, par exemple, en forme de vague. L'arrière-pays est montagneux.

L'accueil par contre n'est pas amical, rendant l'accostage difficile. Après un premier essai, nous constatons qu'il manque deux mètres de quai pour pouvoir ouvrir correctement la grande porte de la cale. Il faut déplacer le bateau, et pour cela, faire reculer le bateau voisin! Nous perdons des heures.


L'équipage est tendu. Conakry est une escale difficile à cause d'Ebola, des vols et de l'ambiance générale qui règne au port. Grimaldi n'est pas particulièrement bien vu à cette escale.

Enfin commence le déchargement des containers, un peu folklorique, car guidé par des gestes des locaux, pas toujours en harmonie les uns avec les autres. Le déchargement de centaines de vieilles voitures, souvent incapables de rouler, se fait en même temps. Elles sont tout simplement poussées, sans ménagement par d'autres voitures.

Nous assistons aussi depuis le pont, à une prise de bec sur le quai entre une bonne dizaine de personnes. C'est violent, ils en arrivent aux mains. Il s'en suit un arrêt de travail, et l'annonce d'une grève....qui devrait durer deux jours!

Pendant ce temps, nous commençons à trouver le temps long. Il faut toujours poursuivre les tours de surveillance dans la cale. La chaleur est étouffante, nos équipes formées se relaient jour et nuit toutes les deux heures. Il faut se protéger, prendre beaucoup de précautions à cause de la malaria, mais aussi d'Ebola..... Donc chacun de nous qui descend pour son tour de garde doit se couvrir totalement, s'imprégner de répulsif contre les moustiques, ainsi que ses vêtements. Il est conseillé de mettre des bottes jetables par-dessus ses chaussures, une combinaison sur ses vêtements, des gants jetables, et un masque jetable sur le visage. Et en remontant, se désinfecter, changer les vêtements, et se doucher.

La fatigue s'est installée, mais la surveillance est efficace, nos véhicules sortiront indemnes.

Nous quittons Conakry le samedi 5 septembre, plus tôt que nous le pensions, car la grève n'a finalement pas duré. Nous avons le cœur léger, et nous partons sous un beau soleil... Mais avec 1 jour de retard sur notre feuille de route.